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EMERGENCE

Te voilà dans ta chambre, allongé sur ton lit, les volets clots, les rideaux tirés. Et tu es là dans le noir, essayant de fixer le plafond que tu ne distingues pas dans cette obscurité. Tu te demandes pourquoi tu es ici alors qu'il n'est que seize heures. Et tu te dis que c'est peut être ta destinée, de ne pas vivre comme tout le monde. Alors tu te lèves à contre coeur te disant que jamais tu n'embrasseras ton destin, ton futur, ton avenir. Par ce que tu es une de ces personnes qui n'ont pas d'avenir. Alors tu ouvres la porte de ta chambre, longes le couloir, ce long couloir dont tu ne sais le nombre de fois que tu as reproduis ce même chemin. Mais de toute manière cela ne t'intéresse pas. Toi, tout ce que tu désires c'est d'ouvrir la porte du réfrigérateur et saisir la bouteille de jus d'orange. Tu bois directement au goulot. Tu te souviens le nombre de fois qu'on t'a dit de ne pas le faire. Mais ça t'es égal et tu le fais quand même. Tu sais que tu n'es pas contagieux alors tu te dis que les autres, qui vont boire après toi, ne risqueront rien. Même si tu viens de te lever pour la deuxième fois de la journée, tu te rassoies sur la chaise la plus proche de toi pour te reposer. Tu es fatigué pour rien en ce moment. Tu ne fais pas le moindre effort et pourtant tu sens la fatigue t'envahir. Peut-être es-tu malade? Qui sait? Seul de vrais mèdecins pourront te le dire, te rassurer. Car au moins si tu es vraiment atteint d'une maladie cela te fournira une excuse pour aller te recoucher. Mais d'un autre côté tu ne voudrais pas être malade car tu sais que cela attristerait ta famille. Tu ne veux pas faire souffrir les gens qui se trouvent autour de toi. Tu es le genre de personne a tout garder à l'interieur même si tu apprenais que tu étais malade. Quelques mauvaises langues te diront que tu fais preuves d'égoïsme, mais au fond de toi tu sais que c'est faux. C'est alors que tu réunis le reste de tes forces pour te décider à sortir. C'est dimanche et tu sais très bien que le dimanche les rues sont désertes. De plus, depuis que la canicule est arrivée il y a environ trois jours, les gens préfèrent rester chez eux. C'est plus frais et plus joviale. C'est vrai que la chaleur a tendance à énerver les gens. Et la colère a aussi tendance à donner chaud. Tu connais bien cette chaleur. Elle arrive au fur et à mesure. Elle commence par la poitrine, descend au niveau du ventre et même jusqu'au bas ventre quelques fois. Elle dans le cou et au dessus de la lèvre superieure qui devient alors moite. Elle continue de proliférer sur l'ensemble de tes joue jusqu'au sommet de ta tête. En même temps elle envahit tes bras et tes jambes. Là tu te sens mal et tu prend une profonde inspiration comme si tu étouffais. Cette sensation de chaleur est vraiment insurportable. Mais de toute façon tu es trop fatigué pour te focaliser sur cette chaleur ardente. Tu déambules dans les rue de ton quartier qui est vide. Les gens ont comme disparu de la surface de la Terre. Ils ont peut être fondu. Plus d'enfants qui courent partout, plus d'hommes ni de femmes qui sont presser et qui te rentrent dedans sans excuser, plus de chiens qui aboient dès que tu t'approches trop près d'eux. Plus rien. Le néant. Alors tu te sens enfin bien. Plus de bruit, le silence. Tu marches, le pas traînant comme à ton habitude sauf que cette fois-ci tu accentues bien l'effet afin d'avancer le plus lentement possible. Tu regardes à gauche et à droite pour remarquer au final que tu es vraiment seul. C'est alors que tu prends conscience que tu existes. Avant tu avais le sentiment de voir les personnes avancer dans leur quotidien mais qu'elles ne te voyaient pas. Tu avais beau les revoir passer et repasser tous les jours, mais elles ne te voyaient pas. Tu te disais que tu étais transparent. Mais ça ne te faisait rien, tu t'y étais habitué, cela ne te troublait plus. Mais aujourd'hui, en cet après-midi, tu es forcé de te rendre compte que tu existe et même plus que ça tu as l'impression d'être la seule personne qui est présente sur cette Terre ou au moins dans ta ville. Tu te sens si bien que tu prends le temps d'apprécier ce qui peut se produire qu'une seule fois dans une vie, dans ta vie. Plus de pression, plus de turbulance, plus de stresse, plus de gêne, plus de complexe. Tu viens de connaître le sens du mot "libre". Mais est-ce cette liberté si soudaine qui te fais te sentir mal ou est-ce un manque que tu ressens?

# Posté le mardi 02 août 2005 06:49

Modifié le mardi 02 août 2005 09:24

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ANTERIORITE

La brume de chaleur matinale pèse sur la ville. Ce genre d'impression que tu ressens quand elle est au dessus de toi tu aimerais t'en souvenir si un jour t'es donné de quitter cet endroit. Tu marches sans but précis à travers des chemins verts d'arbres et tu penses à la chance qui a été donné au propriétaires de ces lieux. Tu te demandes ce qu'ils ont pu faire pour en bénéficier. Et tu te rends compte que tu as fait les mêmes choses qu'eux. Tu es allé à l'école tous les jours même si tu étais malade, tu as été gentil avec tes parents et poli même avec des personnes que tu ne conaissais pas, tu respectais la religion qui t'as été inculquée même si on t'a donné des preuves sur le fait que tout n'est que fiction, tu as respecté les plus jeunes que toi même si ils méritaient parfois une bonne correction. Tout cela tu l'as fait quelques fois à contre coeur mais tu te rends compte que tu as été élevé comme ça et même si tu voudrais lutter pour changer cela serait en vain. Il est vrai que tu t'es fié aux préjugés faussés que l'on a pu te mettre dans la tête, tu n'as pas toujours eu des pensées catholiques envers les autres, tu as souvent jugé les gens sur leur physique et bléssé moralement d'autres qui ne le méritaient pas. Mais en réalité tu critiques la vie qui t'es offert d'avoir sans même faire l'effort de l'apprécier. Si tu fais le point sur ta courte vie tu verras assez vite que tu te plains sans raison aucune. Alors au fond tu décides de profiter des bienfaits qui te sont donnés d'avoir et d'envier ceux que tu auras peut être un jour. On ne sait jamais la chance viendras un jour à toi. Mais tu ne désires pas l'attendre éternellement. Tu passeras ton chemin sans t'y attarder et tu manqueras de nombreuses occasions bénéfiques pour ton succès. La vie ne sera pas toujours tendre avec toi mais tu repenseras alors à ton passé avec un léger sourire en coins et tu te rendras précisément compte que la vie n'a jamais été difficile pour toi tu avais tout. En attendant ce moment tu continues sur la belle route qui sent la bonne rosée matinale comme si il avait plus dans la nuit alors que la fameuse pluie n'est qu'artificielle. Et cela t'attristes un peu mais sans plus en réalité. Cela t'es égal tant que tu peux reconnaître cette odeur parmis toutes les autres qui ne sont pas forcément agréable: l'essence, la transpiration, le goudron, la peinture, le plastique et la dernière mais pas des moindres les excréments. Tu continues ta promenade dans un esprit serein. Tu ne sais pas d'où te viens cette sérénité dont tu fais preuve. Tu rencontres un peu de monde quelques personnes âgées qui font leur petite promenade matinale. Elles te disent un amical "Bonjour!" et tu leurs réponds avec un gentil sourire "Bonjour!". Cela te rend heureux pas par ce que tu s l'impression d'éxister mais parce que tu te rends compte que sur cette Terre il reste des personnes polies et pas orgueilleuses comme tu as l'habitude d'en croiser. Tu ne supportes plus les petits blancs que tu reçoies quand tu dis "Bonjour!" à quelqu'un et que cette personne ne te répond pas. C'est alors que tu te sens mal à l'aise, un peu triste. Tu viens de t'appercevoir que ces personnes sont vielles et donc dans l'ordre des choses vont bientôt mourir. Et tu te demandes si tu vas en rencontrer d'autres si aimables et attentionnées que les dernières. Tu as l'impression d'être pessimiste aux yeux de certaines personnes. Mais en réalité tu te montres réaliste. Tu ne supportes plus les personnes optimistes et pleine d'espoir. Elles te rendraient presque malade. Comment peut-on envisager un monde meilleur quand il est déjà dans une pente vertigineuse? Tu n'arrives plus à comprendre la folie des gens, la pauvreté dans certains pays, les morts qui sont présents, peu ou en grand nombre, tous les jours. Pourquoi se soucie-t-on de l'ampleur des dégats et des familles quand il y a eu trente mort le lundi mais pas de la famille de celui qui est mort le mardi? Souffre-t-elle moins que les autres? Tu ne penses pas et personnes ne le pensent. C'est juste que les gens veulent se sentir compatifs à certains moments mais n'osent pas quand il n'y a qu'une personne à pleurer. Ils préfèrent attendre plusieurs défunts comme ça ils savent qu'ils ne seront pas les seuls à être compatifs. Mais est-ce de la compassion ou de la pitié? Toi tu ne te soucis pas des personnes qui meurent autour de toi. Tu te dis que c'était leur heure et tu remercies le ciel d'être encore présent dans ce monde. Tu pourras encore souffrir un peu. Comme-ci c'était un privilège de rester encore un peu. Mais tu en profites quand même car tu ne sais que tu n'as pas tout vu et que tu ne verras jamais tout. Tu songes à la manière dont tu perdras la vie. Tu peux mourir d'un cancer. Cette manière c'est une des plus moches car tu sais que tu vas forcément souffrir et mourir dans la douleur. Tu peux mourir d'un coup sans faire attention. Celle c'est la mieux tu n'as pas été prévenu et tu n'auras pas eu le temps d'y songer. Tu pourras même mourir dans la fleur de l'âge en traversant la rue pour passer de l'autre côté. Tu peux aussi choisir l'heure de ta mort par le suicide. Avant, dans l'ancien temps, les personnes qui se suicidaient étaient concidérées comme des héros. Il fallait un courage énorme pour quitter ce monde. Désormais les personnes qui mettent fin à leurs jours sont des lâches, ils n'avaient pas assez de forces pour survivre à ce monde qui tend à être cruel. De plus si la personne était catholique elle sera reniée et n'aura certainement pas le droit à une sépulture dans la tradition. C'est pour cela que la plupart des suicides était transformée de telle sorte que l'on puisse penser à un meurtre ou à un accident. Voilà tu peux aussi mourir tuer. Tu sors de chez toi, tu veux aller acheter du pain, tu te fais agresser, voler, poignarder, tu te vides de ton sang et tu meurs. C'est pas terrible comme façon de mourir. Surtout si tu t'es fais tuer dans une ruelle paumée et que l'on met plusieurs jours avant de te retrouver. Tu seras déjà rentrer en décomposition et ta famille sera choquée quand elle devra confirmer ton identité car ta chair sera pourie et tu dégageras une odeur... de mort. Tu peux aussi mourir de chagrin suite à la mort d'une personne qui t'était chère. Mais en réalité tu ne peux pas mourir de chagrin. Tu cesseras de manger et de boire. Donc tu mourras de faim et de déshydratation. La peine de mort a été abolie en France donc cela te fais déjà une façon en moins de mourir. Les dernières générations sont en avance sur les précédentes, c'est donc peut être pour cette raison que de nos jours les adolescents font de plus en plus de tentatives de suicide. Ils ont du comprendre que ce monde ne leurs créra que des problèmes et que la vie est bien trop sombre et compliquée si on ne sait pas s'y préparer. Toi tu n'as pas ce problème même si tu traverses une phase de sans but tu ne t'imagines pas dans une situation que tu sais inaccessible. Tu hésites pour les étapes qui suivent. Tu t'interroges. Est-ce que j'y vais? Est-ce que j'y vais pas? Tu ne peux pas décider. Mais c'est tout à fait naturel personne ne sait à l'avance si les choix qu'il fera seront bon ou pas. Tu dois tenter ta chance. Et même si tu te persuades que tout sera néfaste, tu ne peux pas savoir. Et n'essais pas. Tu risquerais d'être déçu. Tu penses que la vie ne t'apportera rien. Et c'est peut être le cas. Mais elors tu ne perdras rien si tu essais d'aller plus loin. Vis au jour le jour et à cent à l'heure car tu ne sais jamais de quoi sera fais demain. Le présent c'est tout ce qui compte. Le passé est derrière toi. Et le futur s'ouvre à toi. Ne penses pas au plus mauvais mais fais y attention. Et si un jour ,alors que tu t'es déjà senti bien, tu te sens mal penses aux bonnes choses et oublies les mauvaises. Avec le temps tu as pris et tu prendras toujours de l'expérience sur ce qui a pu ou pourra t'arriver. Dardes les leçons que tu as pu en tirer dans la tête. Elles te serviront à jamais. Ne restes pas sur tes préjugés parce qu'ils te perdront. Pourquoi t'enfermer derrière une porte qui n'est pas inviolable? Laisses la ouverte à toutes opportunités.

# Posté le mardi 02 août 2005 06:52

Modifié le mardi 02 août 2005 09:24

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INEGALITE

Vous êtes en vue de tous. Toujours si parfaits, si bien habillés, si bien coiffés, si bien respectés. Les autres ont peur de vous et vous admirent. Vous êtes irréprochables. Si sûr de vous, rien ne peut vous ralentir dans vos élans. Cette assurance dont vous faîtes preuves vous est enviée. Vous marchez dans la rue en espérant que tout le monde puisse vous voir. Pourquoi éxister sans être remarqué? Quand vous entrez dans une pièce un vent froid rentre avec vous. Plus un bruit, le silence. Plus personne n'ose parler. Pourquoi au atant de polémique sur votre sujet? Si on prend la peine de vous connaître vous n'êtes pas si différents. Vous êtes normalement constitués comme tout les autres. Vous n'êtes pas plus intelligent qu'un autre ni plus stupide. Vous n'êtes même pas beaux. Votre manière de marcher est peut être originale mais ce n'est pas ça qui fait votre succé. Ce qui cré cette ambiance quand vous êtes là c'est tout votre ensemble. vous dégagez une telle assurance que ça en devient effrayant. Un tel orgueil. Vos airs hautains en deviennent humiliant pour les autres. Votre amour propre ne peut jamais être toucher tout comme vous. On ne peut rien vous dire de blessant car losque vous regardez quelqu'un ce quelqu'un voudrait mourir sur place, foudroyé. Des personnes voudraient vous immités mais ils n'y arrivent pas. Ils manquent d'assurance et leur nourriture n'est autre que le malheur des autres. Ils pensent que pour être comme vous il faut rabaisser les plus faibles. mais eux même sont faibles. les faibles sont ceux qui 'nont pas d'amour propre et qui ne se rendent pas compte de leur existance. Certains vous trouvent sombre et pensent que s'habiller tout de noir élangance les rendra à votre hauteur. Mais si vous paraissez si obscure c'est parce que la mort vous obsède. Vous pensez plus à la mort que la plupart des gens parce qu'en réalité vous tenez beaucoup à la vie. Cette vie qui vous offre tant qui vous réserve encore plus. Malgrès vos apparences irréprochables vous êtes blessés à vif à l'interieur. Des secrets tout le monde en a. Mais les gens dans votre genre en cache de plus lourd. Cette carapace de glace qui jette un froid malsain sur les autres ne sait pas formée par mépris. Ou plutôt si. Mais c'est un mépris que vous avez éprouvé à un moment contre vous même mais au lieu de vous laisser affaiblir et détruire vous avez préferez occulter et vous en servir comme une arme. Cette arme vous constitue entièrement et vous la perdrez en même tant que votre intégrité. Le fait d'être fort com vous l'êtes montre une défaillance interne dans le sens où vous pouvez vous éfondrer en un claquement de doigt. Votre souffle de vie peut dévaster une présence mais finira de toute façon par vous étouffer. Vous paraissez être des géants mais vous n'en êtes pas. Vous semblez plus important que les autres mais vous ne l'êtes pas. Vous êtes des usupateurs de vie. Les vies qui devraient être en haut de l'échelle sociale se ne devrait pas être les votres. Si on les décortique elle n'ont rien d'exeptionnelle. Vous n'avez sauvé aucune vie, vous n'avez reçu aucune récompenses quelles qu'elles soient, vous n'avez aucune promesse d'avenir, et si ça se trouve aucune ambition. Pourtant vous arrivez à duper les autres. Vous faîtes croire que vos vies sont dorées et pourtant elles sont plus mortes que vous ne l'êtes à l'interieur. Vous pensez variment que n'éprouver aucun sentiment devant les autres fait de vous des êtres forts? Bien au contraire vous paraissez être des zombies. C'est ce que vous êtes des zombies, sans vie et sans intêret. Mais vous fascinez dans le maivais sens du terme. Vous ressemblez plus à des animaux de foires hors du commun et qui attirent l'attention du grand publique. Vous êtes rares et pourtant si nombreux. Vous décidez quelques fois de créer une filiation avant de vous éteindre, de tomber brutalement de votre piédestal. Vous engendrez des monstres qui devront vous succéder. On va les admirer, les idéaliser. Mais comme vous ils ne sont personnes. Mais nous même nous ne sommes personnes. Aucun ne devrait se permettre ou se juger superieur. Sans crier gard les échelles sociales se créent, favorisent des vies et en détruisent d'autres. Pourquoi sont ils meilleurs? Pourquoi sommes nous inférieurs? Sans réagir au phénomen.

# Posté le mardi 02 août 2005 09:05

Modifié le mardi 02 août 2005 16:27

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SURCHAUFFAGE

Un sentiment de colère t'envahit. Tu ne sais pas d'où il provient ou alors tu ne le sais que trop bien. Ce sentiment pèse sur tes épaules et sur ton dos. Tu aimerais tout casser autour de toi comme les vitres, quelques biblots et ton radio-réveil. Tu aimmerais tapper dans les murs. Tapper au point de faire un trou dedans ou de te bousiller la main. Réduire en plusieurs morceaux ce que tu as de carpiens et de métacarpiens. Tu te rends compte que tout cela n'est autres que la malchance de la vie. Certaines personnes ont le don de garder leur calme et de tout restituer à l'intérieur. D'autres s'énervent si facilement qu'ils se battent très souvent et avec n'importe qui, même des innocents. Toi tu te situes entre les deux. Tu préfère te faire une douleur concrète plutôt que de faire du mal aux autres. Une douleur qui se soigne et qui se guérie c'est beaucoup mieux qu'une blessure inaténiable. Tu essayes d'évacuer ce stresse qui se transforme en colère par tout les moyens. Tu fais quelques fois de la course à pied. Tu cours vite et toujours tout droit. Tu as la chance d'avoir une longue avenue tout près de chez toi. Mais tu n'y arrive pas. Très vite tu te retrouves sans souffle et tu obtiens au final un douloureux point de côté. Tu essaies de lire des romans calmes mais ça t'ennuie et tu deviens encore plus stressé. Ou bien tu choisies des romans sur les malheurs d'autruis de telle sorte que tu puisses te rendre compte que ta vie n'est pas si minable. En général ça marche bien mais c'est de courte durée. Tu appelles de temps en temps tes amis mais ils ne t'écoutes pas te confier et exposes leurs propres problèmes que tu n'écoutes pas parce que tu es préoccupé par les tiens que personnes n'écoutent et tu es enfermé dans une sorte de cercle vicieux. Alors tu fais comme la plupart des personnes que tu connais malheureusement pas aussi bien que tu le voudrais et tu intériorises. Chose que tu détestes faire mais qui marche si bien parce que ça ne dérange personne. Mais ça marche parce qu'au bout de quelques temps tu finies, sans t'en rendre compte, à occulter tes problèmes et à les oublier. Mais ce n'est pas la solution car tôt ou tard ils finiront par ressurgir, tous en même temps, à la surface. Mais tu ne connais pas d'autres solutions. Celle-là c'est une solution de facilité. Tu préfères fuir tes problèmes plutôt que de les affronter. C'est mieux de cette façon. Pourquoi jouer avec le danger quand on peut l'éviter? Il faut vraiment être masochiste ou pervers pour s'adonner aux danger. Tu te rends compte que les lâches se sont les personnes intelligentes. C'est vrai que les personnes qui ne sont pas intellectuellement érudies foncent toujours tête baissé dans les problèmes sans se soucier de ce qui peut leur arriver. C'est alors que tu prends conscience que tu es une personne intelligente et que tu es donc un peureux. Mais est-ce vraiment le bon terme? Les peureux se sont ceux qui n'ont pas de courage et ceux qui n'ont pas de courage se sont des lâches et les lâches font preuves d'intelligence. Donc oui c'est le bon terme. Mais il y a différent peureux. Ou plutôt différent degrès de peur. Il y a ceux qui ne prenent pas de risques, jamais. Eux ils sont en haut de l'échelle. il y a ceux qui ne prennent aucun risques qui pourraient porter atteinte à leur vie. Eux ils sont un étage en dessous. Il y a ceux qui n'ont pas vraiment de courage mais qui font preuve d'ingéniosité pour éviter le danger. Eux ils sont à un demi étage en dessous. Et après il y a ceux qui qui ne font preuve de très peu de courage mais que si un jour ils sont nez à nez avec leurs problèmes ils éblouiront tout le monde en les affrontant. Ceux là ils sont inclassables. Tu te rappelles que lorsque tu étais petit il y avait une brute dans ta classe qui terrorisait tout le monde. Tu le détestais mais tu l'admirais aussi, car tu croyais qu'il n'avait peur de rien. Pourtant un jour vous étiez dans un parc et un petit groupe c'était perdu, dont lui et toi. Alors qu'il s'énervait et cédait à la panique, toi tu es resté calme, tu as saisi la boussole, calculé les degrès des angles à l'envers pour retourner au point de départ. A ce moment là tu as fais preuve de beaucoup de courage sans t'en rendre compte. A la fin de l'année tu es passé dans la classe supérieure et lui a redoublé deux fois d'affilé la même classe. Ce genre de souvenir t'aide à garder ton calme et à ne pas t'affaiblir devant tes problèmes. C'est vrai que tu regardes souvent devant toi, l'avenir. Mais c'est en repensant au passé que tu comprends tes erreurs d'autrefois mais aussi tes erreurs de maintenant. Pourquoi oublier le passé de la personne que tu étais? Sois fier de toi quoi qu'il en advienne.

# Posté le vendredi 05 août 2005 14:47

Modifié le samedi 06 août 2005 04:55